Auteur/autrice : margauxsimonetti

Exhibitions/reward

/17-19 décembre 2016

Collective exhibition, Le Rayon Vert, Chezkit collective, Pantin, Paris

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https://www.facebook.com/viensvitechezk

 

 

/28-29 october 2016

Collective exhibition, Une Collection, exhibition in an apartment, Picpus, Paris

More informations on:

http://www.frenchart.agency/

invit-recto

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

/4-14 june 2016

Collective exhibition, Tout en Tourment, Le Carré, Vincennes

More informations on:http://www.frenchart.agency/

 

 

/17 january 2016

Henri Galilée painting prize Académie de Stanislas

More informations on:

http://www.academie-stanislas.org

 

 

 

 

 

 

 

/15-16 august 2015

Collective exhibition, Jusqu’où allons nous ?, Hausseguy Galerie and Hôtel de Silhouette,

Biarritz

More informations on:

http://www.galeriehausseguy.com/portfolio_page/artagon/


 

/17-24 mai 2015

Jukowo, 13 Jugendkonschtwoch, collective exhibition, Differdange

 

/29 april-may 1st 2015

Collective exhibition, Absolument Contemporain,  NaMiMa Galerie

 

/17-30 april 2015

ARTAGŌN annual art student competition laureate, collective exhibition Villa

Deshaye, Paris

More informations on:

 http://artagon.co/expositions/artagon1

artagon

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http://dedicatedigital.com/artagon-premiere-competition-artistique-offerte-aux-etudiants-en-ecoles-dart-publiques/

http://artdesigntendance.com/art-design-tendance-devient-partenaire-officiel-dartagon/large_avatar-1424554318/

http://www.lofficielmode.com/lifestyle/premiere-edition-du-projet-artagon/

http://www.lofficielmode.com/lifestyle/premiere-edition-du-projet-artagon/

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/13-17 february 2015

26°, collective exhibition, performance, association with the Centre Chorégraphique

National de Lorraine

 

 

/20-25 june 2014

Self/Portrait/Text, collective exhibition, Z Art Space Gallery, Montreal

 

 

/22 avril-2 mai 2014

Finally, collective exhibition, VAV Gallery, Montreal

 

 

/30-25 avril 2014

Hearth, collective exhibition, Station 16 Gallery, Montreal

 

 

/28 mars-18 avril 2013

Gris Fifty-Fifty, collective exhibition, ESAL Gallery, Metz

 

 

/23 novenbre 2012-13 janvier 2013

Places Assises, collective exhibition with Le Bureau du Dessin, Mulhouse Kunsthalle

 

 

/12-14 octobre 2012

Juke Joint, collective exhibition, T.O.T.E.M. cultural space,  Nancy

 

 

/6-28 février 2011

Voyage en caddie, collective exhibition, Cor Gallery, Houdemont

About

Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Nancy, et ayant participé à un post-diplôme dans une école d’art de Shanghai, Margaux Simonetti n’a en effet que 23 ans, mais elle a déjà beaucoup produit, surtout dans le champ de la peinture, et s’est affrontée à des sujets divers qui expriment assez clairement l’ampleur et la diversité de ses recherches. Elle a aussi beaucoup étudié et son mémoire de master à l’Ecole Nationale supérieure d’Art de Nancy « la peinture et/est l’objet » résume, dans un ouvrage écrit et dessiné, une approche historique, érudite de l’évolution des rapports entre peinture et objet.

Mettant en pratique les leçons des artistes de mouvements récents, comme le Nouveau Réalisme, ou Supports-Surfaces, elle questionne la toile comme support d’un sujet et la traite aussi comme un objet que l’on peut transformer en œuvre personnelle. Ses peintures de drapés, traités comme des paysages troublants, vont dans ce sens, mais elle travaille aussi beaucoup l’étude de visages ou de personnages qui scrutent le spectateur de cet objet qu’est la toile peinte et qui semblent figés dans une interrogation patiente. C’est sans doute un des points forts du travail de Margaux Simonetti de se confronter – de nous confronter- ainsi à des visages en gros plans, de concentrer l’attention du spectateur sur un regard, sur des lèvres, sur la courbe d’une joue, ou sur des portraits frontaux, en organisant avec des moyens plastiques simples et clairs un face à face explicite. A travers ces portraits qui nous fixent et ces personnages hiératiques se développe une sorte de comédie humaine qui ne pourra que croître en intensité à mesure que l’expérience viendra la nourrir.

La technique est sans artifice : la manière de peindre est directe, sans emphase et se propose d’aller droit au but, c’est-à-dire à l’effet recherché qui est plus un questionnement qu’une réponse. D’où cette économie de moyens qui caractérise ces peintures, qui sollicite la réflexion du spectateur et l’empêche de se perdre dans l’expressionnisme d’une touche appuyée ou de sujets complexes. Les nus du triptyque « dissolution » sont peut être une forme d’exception à cette rigueur plastique, mais la virtuosité mise en œuvre de façon visible est justement destinée à dissoudre le corps plutôt qu’à le magnifier, approche originale d’un thème récurrent dans la peinture et ici brillamment traité.

Dans les travaux récents, on doit s’attarder sur la série des drapés, peintures-objets qui jouent sur l’ambigüité du sujet ; ces cadrages serrés d’un tissu dont on perçoit le grain, qui peuvent suggérer un paysage mais qui conduisent insensiblement vers l’abstraction sont peints sur des toiles elles mêmes pliées, plissées, cousues, où la réalité du relief le dispute au trompe l’œil. Cette approche s’inscrit dans des courants que connait bien Margaux Simonetti : elle poursuit à sa façon cette remise en cause du tableau comme surface peinte, traité comme un objet peint et de valorisation de l’objet qu’est la toile et son châssis pris comme une œuvre. C’est aussi une manière d’insister sur l’autonomie de la peinture par rapport à une représentation, d’en déconstruire les éléments et de les ré-assembler dans une composition en trois dimensions puisque le relief y a sa part.

Ce travail sur la mise en abîme de l’objet peint et du sujet, elle le poursuit dans ses dessins, ses sculptures, ses gravures, ses céramiques, ce qui laisse entrevoir une belle virtuosité technique et de grandes possibilités d’expression en devenir ; compte tenu des acquis d’aujourd’hui, qui, sont la marque d’un travail continu, cohérent, volontaire, on peut penser qu’une œuvre originale est en train de naître. C’est cet espoir que l’Académie a voulu soutenir.

Denis Grandjean

Membre permanent de l’Académie de Stanislas

Prix Henri Galilée, janvier 2016